UPR new-look : la politique autrement

UPR new-look : la politique autrement

UPR new-look : la politique autrement

/ POLITIQUE / Sunday, 07 February 2021 12:01
Par Sneiba Mohamed

Le bureau exécutif de l’Union pour la République (UPR), parti au pouvoir en Mauritanie, a tenu, ce samedi 06/02/2021, sa septième session ordinaire à l’hôtel Mauricenter. Une session qui sonne comme une rentrée politique 2021 survenant peu de jours après la présentation du rapport de politique générale du gouvernement par le Premier ministre Mohamed Ould Bilal et au moment où le Covid-19 amorce, chez nous, une ligne descendante, laissant présager un retour tant attenduà la vie normale.

En évoquant cette « normalité » que les Mauritaniens ont vécue de manière quasi absolue sous forme de crises durant la décennie 2009-2019, un constat s’impose : le parti au pouvoir - la majorité présidentielle dans son ensemble- adopte la politique d’apaisement et d’ouverture amorcée par le président Ghazouani dès son accession au pouvoir.

Le credo devient alors : « L’opposition n’est pas un ‘‘ennemi’’ mais un adversaire politique. » Son rôle de pendant au pouvoir est de s’engouffrer dans les failles, si elles existent, pour critiquer sans surenchères l’action du gouvernement. L’arrivée au pouvoir d’un président adepte du soft power aide sensiblement à rétablir la majorité et l’opposition dans leurs rôles démocratiquement reconnus.

Ceci étant, pourquoi reprocherait-on à l’Union pour la République son engagement à défendre la politique du gouvernement, traduction dans les faits du programme « Taahoudati » par lequel le président Ghazouani s’est fait élire en 2019 ?

Il ne s’agit nullement, comme le pensent certains, d’une « pacification » imposée par la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19) et encore moins d’une volonté de « contenir » l’opposition, mais uniquement de ne plus faire de la crise notre « normalité ».

Certes, l’UPR continue à être le parti au pouvoir. Certains disent, avec un brin de malice, le « parti du pouvoir » (ou le parti pour le pouvoir), comme s’il fallait, nécessairement, faire le départ entre les différents segments d’une entité (parti, élus) soutenant un gouvernement et opposables seulement aux éléments de même nature dans le camp de l’opposition.

Ce qui est remarquable aujourd’hui, c’est la volonté du pouvoir- et donc du parti UPR qui est sa base la plus solide- de mener la politique autrement.

En soutenant la mise en œuvre progressive et bien pensée du programme du président de la République, se traduisant par la réalisation de projets de développement structurants au profit des populations, la consolidation de l’Etat de droit et tout ce qui tend à raffermir l’unité nationale.

En contribuant à l’élargissement de la base soutenant le président de la République par une politique d’ouverture, qui s’est déjà traduite par des ralliements de partis politiques et de personnalités convaincus par le bien-fondé de la nouvelle approche que d’aucuns qualifient de « style Ghazouani », un mélange de soft power (quand il s’agit de discuter pour convaincre, « vaincre pacifiquement ») et de fermeté quand il faut préserver les fondements de l’Etat et ses symboles les plus chers.

Les autres partis de la majorité – et même avec l’opposition -  se sont concertés sur certaines questions d’intérêts communs, comme la meilleure façon d’aider le gouvernement à lutter contre la pandémie du Covid-19.

En entretenant de bons rapports que l’UPR a avec des formations politiques de par le monde traditionnellement amis de la Mauritanie et de son gouvernement.

Des axes de réflexions que le président de l’UPR, Sidi Mohamed Ould Taleb Amar, a énumérés dans le discours prononcé à l’ouverture de la septième session ordinaire du bureau exécutif du parti au pouvoir, annonce ce qui sera la feuille de route de la plus grande formation politique du pays (93 députés sur 157, 13 conseils régionaux sur 13, et la quasi-totalité des 219 communes) d’ici la fin du premier quinquennat de Ghazouani. En effet, « premier », parce que la forte adhésion au programme du président a eu un effet « euphorisant » sur une partie de l’opposition et laisse présager, de ce fait, que le président Ghazouani ira au-delà de 2023, date de la fin de l’actuelle mandature. 

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