Médias, pouvoir d’influence

Médias, pouvoir d’influence

Médias, pouvoir d’influence

/ Tribune Libre / Friday, 01 October 2021 18:04
source photo: https://prezi.com/
Par Jean Paul HABIMANA

Les médias sont souvent qualifiés de « quatrième pouvoir ». Quatrième pouvoir, parce qu’ils viennent en complément aux trois autres, classiques, établis par De l’Esprit des Lois de Montesquieu (1689-1755), reprenant un principe de séparation des pouvoirs : le pouvoir exécutif, législatif et judiciaire, édicté par Thucydide, né vers 460 av. J.-C, mort, peut-être assassiné, entre 400 et 395 av. J.-C, puis par John Locke (1632-1704).

En effet, le pouvoir législatif se manifeste par la création d’une loi adoptée par le Parlement ou le gouvernement, applicable à toute la population. Le pouvoir exécutif, quant à lui, se manifeste par le fait que la décision du gouvernement suppose le respect des citoyens. Le pouvoir judiciaire se traduit par le fait que le jugement d’un tribunal est exécutoire.

En tant que « quatrième pouvoir », Henri Pigeat note, dans son livre Médias et déontologie. Règles du jeu ou jeu sans règles (PUF, Paris, 1997, p.3) que « La puissance des médias fascine et inquiète. Ils apparaissent souvent comme le champ d’un jeu sans règles, sans responsabilité et sans réelle sanction ». Les médias informent le public sur les événements politiques, économiques et culturels avec la possibilité de le pousser à opérer des changements contre une situation injuste et partisane. Les médias exercent ainsi un quatrième pouvoir dans le sens où ils peuvent jouer un rôle non négligeable dans le changement politique. L’enquête menée par le Washington Post, à partir de juin 1972, sur le cambriolage de l’immeuble du Watergate, qui a entraîné la publication des papiers du Pentagone et déclenché le scandale du même nom, est sans doute un des plus hauts exemples du rôle joué par la presse dans le processus démocratique au service de la vérité. Cette enquête tenace, rigoureuse et courageuse a poussé le président Nixon à démissionner. La presse a joué son rôle démocratique de défense de l’intérêt public et de la recherche de la vérité. Elle a montré son rôle de quatrième pouvoir en obligeant le président de la première puissance mondiale à démissionner.

Ainsi, le journaliste doit jouir de sa liberté totale pour mieux informer le public et travailler en toute indépendance. Cependant, il s’avère nécessaire qu’il respecte certains principes éthiques et déontologiques des médias face à la société dans laquelle il se trouve. Le journaliste est homme vivant dans la société, il n’est pas omnipotent ni omniscient ni infaillible. Cela veut dire qu’il peut de toute évidence se tromper et induire en erreur la société. C’est ainsi qu’il est conseillé d’accepter les critiques et, éventuellement, poser des débats et des réflexions émanant de certains acteurs de la société afin de tirer profit de leurs conseils et d’informer l’opinion publique, en faisant preuve d’objectivité, à défaut de pouvoir dire et garantir la vérité.

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