Soudan : la rue ne décolère pas même après la démission de Hamdok

Soudan : la rue ne décolère pas même après la démission de Hamdok

Soudan : la rue ne décolère pas même après la démission de Hamdok

/ POLITIQUE / Friday, 07 January 2022 23:02

source photo: VOA

Par Gloire MALTHUS

A Khartoum, capitale soudanaise, comme ailleurs dans le pays, des manifestations se multiplient et le bain de sang continue, au sein de la population qui continue à manifester contre le pouvoir militaire. Quelques jours après la démission du premier Ministre Abdallah HAMDOK qui s’était engagé pendant six semaines à tenter le coup des apaisements, la situation de ce pays est encore critique.

Une soixantaine de personnes ont été lâchement tuées. Le dernier cas en date c’est celui de trois civils tués selon des sources civiles, seulement deux jours après que le désormais ex Premier ministre quittait le pouvoir d’alliance avec le général Burhane.

« J’ai fait de mon mieux pour empêcher le pays de glisser vers la catastrophe alors qu’il traverse un tournent dangereux qui menace sa survie. Nous n’avons pas réussi à obtenir un consensus pour avoir la paix, la sécurité et éviter le bain de sang malgré les efforts fournis », a déclaré, dimanche 02 janvier 2022, Abdallah HAMDOK, ancien Premier ministre sous Omar-El-Béchir ensuite sous le Général Bourhane.

Cet aveu d’échec interprété par une partie de la presse locale comme potentiel coup de force imposé à l’ex Premier ministre, est loin d’apaiser les groupes des manifestants qui ont continué à croire en la trahison de Abdallah HAMDOK aussitôt qu’il a accepté la main tendue du Général Abdel Fattah Al BUHANE.

Entretemps, aux yeux de la communauté internationale, le pouvoir militaire n’inspire pas beaucoup confiance. Jusque-là, Abdallah Hamdok représentait l’image d’un pouvoir civil au milieu des militaires. Les généraux à la tête de la junte sont désormais seuls à diriger la transition et les Quartiers Généraux des opposants dans la rue semblent tenir une ligne ferme de ne pas négocier avec un quelconque pouvoir militaire.

Pour rappel, c’est depuis le 11 avril 2019 que la situation politique au Soudan a commencé à prendre un mauvais tournant conduisant à la déchéance de l’ancien patron du Palais Présidentiel de Khartoum, Omar-el-Béchir, alors au pouvoir depuis 1989. Ce renversement de Béchir aurait été provoqué par une simple pression populaire justifiée par la hausse des prix du pain, pendant que ce président africain annonçait déjà un troisième mandat contesté par son peuple.

Enfin, le 25 octobre 2019, un coup d’Etat militaire ayant conduit à l’emprisonnement d’un nombre important des membres du Gouvernement de Béchir a secoué les relations entre Khartoum et la communauté internationale au point que la situation empire chaque jour que de nouvelles manifestations éclatent à travers le pays.

Please publish modules in offcanvas position.