Togo : la crise post-électorale : l'opposition annonce à nouveau ses couleurs

 Togo : la crise post-électorale : l'opposition annonce à nouveau ses couleurs

 Togo : la crise post-électorale : l'opposition annonce à nouveau ses couleurs

/ POLITIQUE / Saturday, 21 November 2020 21:01

Photo prise par Telli Noulanyo à Lomé 2017

Par   Joe Kodjogan Telli  

Le Togo est un pays situé en Afrique de l'Ouest entre le Ghana et le Bénin ayant pour capitale Lomé. Il s’agit d’un pays très riche en matière de ressources minières avec notamment le phosphate, le calcaire, le fer ou encore le pétrole. 

Ce petit pays de 56.600 km2, colonisé par l'Allemagne, a perdu sa métropole après la Première Guerre mondiale. Il fut placé sous-mandat de la Société Des Nations (SDN), administré par la France. Le Togo obtient son indépendance le 27 Avril 1960 grâce à Sylvanus Olympio. 

Le 13 Janvier 1963, le pays connaît son premier coup d'Etat militaire dirigé par le Général Gnassingbé Eyadema, père de Faure Gnassingbé, président actuel de la République. Cet évènement marque alors le début de la crise socio-politique du pays. Le général Eyadema a dirigé le Togo d'une main de fer de 1967 jusqu’en 2005, soit une durée de 38 ans de pouvoir sans partage. À sa mort, le 05 février 2005, l'armée décide de placer son fils, Faure Gnassingbé au pouvoir.  

Après son premier mandat, Faure Gnassingbé décide de se séparer du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), parti créé par son père, afin de mettre en place son propre parti politique : l’Union pour la République (UNIR). Dès lors, ce dernier remporte successivement l’élection présidentielle de 2010 et de 2015, laissant derrière lui, son dauphin et chef de file de l'opposition, Jean Pierre Fabre. 

Le 22 février 2020, Faure Gnassingbé remporte à main levée l'élection présidentielle avec 71,70 % des suffrages exprimés au premier tour face au candidat Agbeyome Gabriel Kodjo, membre de la coalition de Dynamique Monseigneur Kpodjro (DMK). Ce quatrième mandat demeure fort contesté par la classe politique de l'opposition. 

Néanmoins, la Cour constitutionnelle valide les résultats que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) avait rendus publics en déclarant vainqueur, le Président sortant Gnassingbé avec 70% des voix au premier tour. 

Le perdant Agbeyome Kodjo de la Dynamique Monseigneur Kpodjro, qui s’était autoproclamé victorieux de cette élection présidentielle bien avant les résultats avec 66% des voix au suffrage, refuse de reconnaître les résultats validés par la Cour constitutionnelle. 

« Cette élection présidentielle de 2020 démontre que le peuple togolais ne veut plus du pouvoir dictatorial, sanguinaire de Faure Gnassingbé » a-t-il indiqué.  Il a également invité, à de nombreuses reprises la population à défendre leur suffrage par tous les moyens légaux. La population répondra-t-elle à l’appel ? Quelle stratégie adopteront les autres partis politiques ? Sachant que beaucoup de citoyens ont perdu la vie depuis des décennies dans les marches émaillées de répression sanglante.  

La classe politique d'opposition composée de partis tels que la CDPA, le MPDD, le NID, BAC, DSA, ou encore le RACINE, annonce une gigantesque marche pacifique pour exiger l'alternance politique et la transparence dans la gestion du secteur du pétrole, le samedi 28 novembre 2020 à Lomé. 

Quant à Faure Gnassingbé, il remercie le peuple togolais de lui avoir confié un 4emandat et appelle l'opposition à un gouvernement d'union nationale. 

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