Les jeunes et l’Horeca : Une collaboration tumultueuse

Les jeunes et l’Horeca : Une collaboration tumultueuse

Les jeunes et l’Horeca : Une collaboration tumultueuse

/ SOCIETE / Saturday, 07 August 2021 15:22

source photo: La Capitale

Par Atokre Stella

En Belgique, 113.000 personnes travaillent dans le secteur de l’Horeca ; Parmi ceux-ci se trouvent des jeunes travaillant pour financer leurs études ou dans le but d’avoir un peu d’argent de poche. Si en apparence les salaires ainsi que les jobs proposés sont attractifs, la réalité en est tout autre : en grattant un peu sous la surface, on trouve des conditions de travail exécrables et du harcèlement moral. Ce sont les maux dont est frappé le secteur de l’Horeca comme le témoignent les 5% de plaintes pour harcèlement parvenant à l’inspection du travail.

Plusieurs jeunes vivent l’enfer et depuis 2020, les langues se délient concernant la nature des souffrances dont ils sont victimes: les remous du mouvement me-too ont atteint le milieu du travail et nombreux sont les témoignages incriminant l’HORECA comme ce témoignage anonyme d’une personne travaillant en tant qu’aide-comptoir se plaignant des horaires irréguliers : « Nous savons l’heure à laquelle on commence, mais jamais l’heure à laquelle on finit ; le patron décide de qui pars et à quelle heure. Avec ça, impossible de planifier quoi que ce soit. Je fais ce travail en tant que job d’été et j’envisageais de le faire également pendant l’année scolaire, mais c’est trop irrégulier et j’ai peur que ça finisse par impacter mes études ». En effet, les horaires irréguliers font partis du cortège de plaintes faites à l’encontre de l’Horeca ; un cortège composé également du harcèlement moral et des mauvais traitements que dénonce un autre témoignage anonyme, d’une personne travaillant en tant que vendeuse dans un magasin connu à Bruxelles aussi : « la patron vient toujours à l’improviste au travail et dès qu’il rentre il installe une ambiance de peur sur nous. S’il remarque quelque chose qui va mal ne serait-ce que la plus petite chose on se fait crier dessus et ce devant les clients. Il scrute le travail de tout le monde et s’énerve si quelque chose est mal fait ou qu’un carton n’est pas à sa place. Chaque jour on va travailler la peur au ventre qu’il n’explose une nouvelle fois sur nous. »

Malgré tous ses vices, l’Horeca conserve toujours ses travailleurs, la pression économique et la peur de ne plus retrouver un emploi empêchant le départ des personnes lésées. L’inspection du travail a déjà entamé des inspections afin de rendre meilleur ce secteur, ramenant peut-être au beau fixe, une collaboration assombrit par des problèmes.

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