Des sujets chinois et coréens à la barre de Kinshasa-Gombe pour proxénétisme

Des sujets chinois et coréens à la barre de Kinshasa-Gombe pour proxénétisme

Des sujets chinois et coréens à la barre de Kinshasa-Gombe pour proxénétisme

/ SOCIETE / Sunday, 21 November 2021 16:40
source photo: politico.cd
Par Gloire MALTHUS

Trois Congolaises font la ronde des médias : habillées, la majorité en robe courte et visages cachés derrière leurs coiffures, leur procès est l’un des plus médiatisés depuis quelques jours dans la capitale de la République démocratique du Congo. Accusées de proxénétisme et entrée frauduleuse sur le sol congolais, le procès de 27 sujets étrangers fait couler encre et salive.

Pour Kinshasa, le débat est plutôt orienté vers la traite de personnes. Selon l’Agence pour la Prévention et la Lutte contre la Traite des personnes (APLTP), mercredi 17 novembre 2021, le Gouvernement devrait renforcer le cadre légal dans la lutte contre cette pratique :

 « Nous profitons de la présence de la presse, pour lancer un appel pressant au Gouvernement à travers le Premier ministre, nous voulons transmettre au Parlement le projet de loi contre la traite des personnes pour examen en procédure d’urgence. Ce qui nous permettrait de mieux travailler avec la justice et les autres services techniques pour démanteler les réseaux criminels et protéger les victimes et les témoins », a déclaré la Coordinatrice de l’APLTP, Cécille Rebecca Meta Kasanda au cours d’un point de presse.

Pour l’agence, il y a plus de 3 mois, les dénonciations faisaient état de certaines résidences dans la commune de la Gombe et de boîtes de nuits, où les services sexuels seraient proposés avec paiement auprès des propriétaires.

Selon Edmond Isofa, procureur de Kinshasa-Gombe, un homme d’origine asiatique ferait entrer frauduleusement en RDC des jeunes filles chinoises, en complicité avec un agent du ministère des Affaires étrangères qui lui donne des visas. Ces jeunes filles sont exploitées seulement dans les maisons de prostitution.

De nombreuses femmes chinoises ont été appréhendées le lundi 15 novembre dans la commune de la Gombe sur l’avenue Mandariniers, dans la parcelle qu’occupait auparavant Télévision 50, disent des sources indépendantes.

Pendant que le tribunal continue d’entendre plusieurs témoins, renseignant ainsi que les différents prévenus, des voix s’élèvent sur le tollé médiatique et diplomatique que ce procès est en passe d’engendrer entre Kinshasa, Pékin et la Corée en attendant les réactions des ambassades respectives qui suivraient le verdict de ce procès en flagrance.

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